Believe Digital Success Story

Retour en vidéo sur la croissance de Believe Digital – ou “Comment passer de €2m à €250m de volume d’affaire, main dans la main avec un fonds?”

Interview de Denis Ladegaillerie, Président Fondateur de Believe Digital et Alain Caffi, Président du Directoire de Ventech, lors de la Conférence annuelle des Investisseurs pour la Croissance, organisée par l’AFIC le 20 mai 2015 au Pavillon Gabriel

Jeux vidéo: Les grandes ambitions de Webedia

La filiale du groupe Fimalac, déjà leader du secteur, veut devenir le premier média Internet français

Déjà leader sur la thématique des jeux vidéo, le groupe de médias Internet Webedia annonce, ce mardi 9 décembre, un accord pour lancer en français la licence d’IGN, site anglophone de référence au niveau mondial. La société complète ainsi sa panoplie de ” groupe de média publishing dans le divertissement “, ainsi qu’il se définit depuis son rachat en mai 2013 par Fimalac, le groupe de Marc Ladreit de Lacharrière, présent dans les agences de notation (Fitch), les salles de spectacle (Zénith) ou les casinos (Barrière). ” A Webedia, nous prenons des «verticales» thématiques, y repérons des sites leaders et développons pour chacun une stratégie d’expansion “,explique Véronique Morali, la présidente de Webedia.

Le groupe est présent dans le ” glamour ” avec Purepeople ou Puremédias, dans le cinéma avec AlloCiné et dans la cuisine avec L’Académie du goût et 750g.com, numéro deux du secteur derrière Marmiton.org. Le ” gaming ” est un des secteurs à la plus forte croissance, explique Webedia. Ce dernier a racheté cet été, pour 90 millions d’euros, le leader incontesté Jeuxvideo.com, un site lancé en 1997 et connu pour ses communautés très dynamiques (ainsi que ses forums parfois polémiques). Celui-ci s’est d’ailleurs offert lundi 8 décembre une nouvelle version. Par ailleurs, Webedia a annoncé, le 17 novembre, l’acquisition de Millenium.org, beaucoup plus confidentiel mais considéré comme un pionnier français dans la catégorie ” e-sport “, c’est-à-dire le jeu vidéo de compétition.

IGN, qui propose un suivi large de l’actualité du jeu vidéo, peut paraître redondant avec Jeuxvideo.com. Mais aux yeux de Webedia, cette marque – qui sera alimentée en France par environ 70 % de contenus traduits – vient compléter son portefeuille : IGN pour les joueurs occasionnels, Jeuxvideo.com pour les joueurs réguliers, Millenium.org pour les joueurs experts.
Webedia estime être le seul à toucher tous les types de joueurs, et y voit un avantage vis-à-vis des annonceurs : la plupart sont aujourd’hui captifs – souvent des éditeurs de jeux vidéo -, mais le groupe espère convaincre des marques plus généralistes et pourrait ainsi proposer de toucher une tranche d’âge, par exemple les 15-24 ans, sur lesquels il s’estime leader avec l’ensemble de ses ” verticales “.

Mais surtout, IGN est une occasion pour Webedia de s’internationaliser davantage : la marque appartient au groupe de médias américain Ziff Davis et est déjà déclinée dans 23 éditions nationales. L’accord donne au groupe français la licence IGN pour le Brésil. Ce qui tombe bien, puisque Webedia est déjà présent dans ce pays avec environ 70 employés, notamment pour Purepeople et 750g. Dans le jeu vidéo, la filiale allemande de Webedia a lancé Gamepilot.de, qui revendique ” 1 million de visiteurs uniques au bout d’un mois “. Le groupe affirme que son activité à l’international va être équilibrée en 2014.
En France, le ” pôle gaming ” de Webedia réunit au total 4,4 millions de visiteurs uniques par mois, selon Médiamétrie NetRatings. Jeuxvideo.com, seul, en touche 4,1 millions en octobre, loin devant ses principaux concurrents – Jeuxactu.com, Jeuxvideo.fr, Gameblog, Gamekult – atteignant chacun entre 1 million et 600 000 visiteurs.

Commerce en ligne
Par ailleurs, 943 000 internautes français ont regardé au moins une vidéo sur Jeuxvideo.com en octobre, selon Médiametrie NetRatings. Ce segment est en forte croissance, notamment avec la vogue des sessions de jeu commentées par des joueurs stars et celle des retransmissions de compétitions.
Webedia espère doubler en deux à trois ans le chiffre d’affaires de son ” pôle gaming “, avoisinant actuellement 15 millions d’euros. Le groupe envisage de développer le commerce en ligne. Voire, imagine Mme Morali, de faire un jour des événements dans les salles du groupe Fimalac.
Grâce notamment à son activité décomplexée de contenu de marque ou ” brand content ” (le groupe réalise des sites pour des annonceurs comme la Villa Schweppes sur le monde de la nuit), Webedia croît vite : rentable, il veut passer d’environ 75 millions d’euros de chiffres d’affaires en 2014 à 100 millions en 2015. Il a atteint en octobre 21 millions de visiteurs uniques, et disputé à Orange la place de premier groupe français. Emménageant il y a un an sur plus de 2 000 mètres carrés, le groupe compte de nouveau changer de locaux en 2015. Notamment pour intégrer les 40 employés deJeuxvideo.com, basés à Aurillac, et de Millenium.org, à Marseille.

(Français) Viadeo, le réseau social professionnel, va s’introduire à la Bourse de Paris

Fort de ses 60 millions de membres dans le monde, Viadeo le réseau social professionnel français cofondé et dirigé par Dan Serfaty, veut franchir une nouvelle étape. Après avoir levé 24 millions d’euros, notamment auprès de la BPI en 2012, Viadeo envisage désormais de s’introduire en Bourse. Mardi, il a enregistré son document de base auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour une introduction sur le marché à Euronext Paris d’ici au début de l’année 2015. Le choix de la place de Paris répond à une double motivation. La première est de se démarquer de son grand concurrent américain LinkedIn en privilégiant son implantation européenne. La deuxième est de servir de locomotive pour redynamiser le secteur des valeurs Internet à la Bourse de Paris, secteur totalement sinistré. En effet, le marché parisien n’a pas vu d’introduction en Bourse de société Internet de taille respectable depuis SeLoger… en décembre 2006. Criteo, une autre star du Web français, a préféré une introduction sur le Nasdaq en octobre 2013.

En revanche, en choisissant la place de Paris, Viadeo prend le risque d’être moins bien valorisé que sur le marché américain. Toutefois, les banquiers conseils ont assuré aux dirigeants de Viadeo que les investisseurs français et européens devraient être prêts à jouer le jeu. Viadeo peut se comparer à ses deux grands rivaux: l’allemand Xing coté à Francfort sur la base de 6 fois son chiffre d’affaires et son rival américain LinkedIn, valorisé 9 fois son chiffre d’affaires. Viadeo, qui affiche un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros en 2013, pourrait ainsi viser une valorisation comprise entre 180 et 200 millions d’euros.

Tout cela dépendra de la conjoncture boursière et de l’appétit des investisseurs. «L’opération sera l’occasion de lever de l’argent afin de poursuivre la croissance du groupe», explique Dan Serfaty. Les actionnaires actuels dont les fondateurs et managers (28 %), les investisseurs dont BPI, Idinvest et Ventech (32 %) et les actionnaires des sociétés acquises notamment en Chine (16 %) devraient rester au capital.

En 2012, Viadeo a levé 24 millions d’euros pour investir massivement à la fois dans sa plateforme technologique, dans son expansion en Chine et en Russie et dans la transition sur le mobile. Aujourd’hui, la nouvelle plateforme est opérationnelle, le mobile représente déjà 40 % du trafic, et l’implantation internationale est bien entamée. Outre ses 9 millions de membres en France, Viadeo compte 20 millions de membres en Chine, 3 millions en Afrique francophone et 1 million en Russie.

Cette phase d’investissement massif s’est traduite par une perte de 13,1 millions d’euros en 2013, dont 6 millions pour l’expansion en Chine et 2 millions d’euros pour la technologie.

L’argent qui devrait être levé lors de l’introduction en Bourse servira «à accroître son avantage en Chine et à renforcer considérablement la force commerciale pour vendre des solutions de recrutement aux professionnels», ajoute Dan Serfaty. Actuellement, les revenus de Viadeo reposent à hauteur de 50 % sur les abonnements, 20 % sur les médias et 30 % sur les solutions de recrutement.

Source : lefigaro.fr